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Biographie

Orange Orange : un duo vitaminé
Orange Orange… Un fruit juteux qui rappelle le soleil et la chaleur du Sud. Une couleur antidéprime. Un duo. Un gars, une fille. Une brune à l’allure féline, un blond qui transforme  un vulgaire téléphone en micro et sa voix en beatbox . Sabrina Sabotage et Dom Hamel. Après une marquante collaboration avec la formation Gatineau, récipiendaire du Félix de l’album hip-hop 2008, les deux auteurs-compositeurs-interprètes unissent leur voix et comptent bien nous faire voir le monde en orangé…

Sabrina Sabotage:
L’orange en orbite autour de la planète

Au sein d’Orange Orange, Sabrina se fait multi-instrumentiste. Clavier, guitare, batterie, samplings en direct, chant… Si elle parvient à allier le tout avec autant de légèreté (ou facilité), c’est qu’elle possède dans ses valises un joli passeport musical. Et que la musique qui fait voyager, selon Sabrina, n’est pas qu’une vue de l’esprit. Après avoir complété une formation en théâtre musical au cégep de Lionel-Groulx, Sabrina intègre un groupe formé de six Québécois, qui en trois ans, offrira des centaines de spectacles à travers le monde.  De Macao à Marrakech en passant par Atlantic City,  son groupe investit les scènes de prestigieux hôtels et casinos. «Nous jouions six soirs semaines, à raison de plusieurs spectacles par jour. En tant que chanteuse, je devais maîtriser jusqu’à 275 chansons différentes, avec un répertoire qui allait de la pop au Motown. Musicalement, c’était très loin de ce que je fais aujourd’hui, mais ce fut toute une expérience qui m’a menée vers la composition. Chanter pour voyager, ou voyager pour chanter, il y a plus souffrant», raconte la belle brune.

Lors d’un séjour au Maroc, Sabrina compose plusieurs des textes que l’on retrouve sur l’album Orange Orange. Pendant de ses journées de congé, elle retourne dans les salles où son groupe est à l’affiche pour composer, seule au piano.  «J’aimais l’interprétation, mais j’avais besoin de m’exprimer davantage. »

Enfant, Sabrina, qui est originaire de la région de Montréal, est attirée par la musique et le théâtre. Plutôt hyperactive, le piano lui permet d’entrer dans sa bulle, de rester en place.  Enfin, un peu. «Toute jeune, l’idée de mettre des mots sur une mélodie m’est venue naturellement.  Je me rappelle avoir repiqué des  passages de pièces de Chopin, que mon père aimait particulièrement, pour composer de petites chansons. Quand j’ai possédé mon premier petit clavier CASIO SK-1, je m’amusais déjà à faire des samplings de ma voix. Mes parents ont eu droit à de nombreux spectacles à la maison!»

Dom Hamel :
Du trad à l’orange qui fait «sploutch!»

Sur son avant-bras, Dom a fait tatouer un D. D pour  Dom? Un peu narcissique. D pour découverte? Un peu pépère. D pour devil? Un peu cliché peut-être... Et si c’était D pour Drummondville, la ville qui a vu naître et grandir Dom Hamel...

«Je viens d’une famille de musiciens. Les partys du jour de l’An chez les Hamel, c’était quelque chose... Avec mes parents et ma sœur je faisais partie d’une troupe de danse folklorique. Des belles salles lors du Mondial des cultures aux centres d’achat, j’en ai fait des shows… avec de jolies danseuses!» À 12 ans, avec l’idée d’impressionner sa famille durant le temps des fêtes, Dom se met à la guitare. Tout de suite, c’est la piqûre. Les bands de garage se succèdent tout au long de l’adolescence et ne se ressemblent pas…

Avec un DEC en musique au cégep de Drummondville et un bac en interprétation à l’École supérieure de théâtre de l’UQÀM en poche, Dominique explore différents styles de théâtre et de musique, parfois un peu des deux en même temps. Il monte TriStomato, un trio formé de comédiens qui chantent a cappella et produisent des rythmes uniquement avec leur bouche. Cette version cool de la «bande magnétique» connaît un certain succès lors de l’édition 2001 du Festival international de jazz de Montréal.

Suit l’aventure Motus 3F, un duo qui improvise de la musique en ayant recours qu’aux sons et beats produits par la bouche . «Ce qui était fascinant c’était de voir qu’on pouvait faire danser une foule, avec seulement des beats et des tounes sans parole.» Motus 3F tourne aussi aux côtés de Yann Perreau, d’Ariane Moffat, des Loco Locass… C’est pour Motus 3F que Dom Hamel bricole son téléphone-micro qui le suit depuis dans tous ses projets  et qui est devenu sa marque de commerce.

En 2005, Motus 3F enregistre avec Ariane Moffatt Farine 5 Roses, la chanson « totale vocale » qui figure sur l’album Le Cœur dans la tête. À l’invitation de Luc de Larochellière, le duo enregistrera aussi en 2006 la chanson Monsieur D pour l’album Voix croisées. Motus 3F se retrouve donc aux côtés de Daniel Boucher, Francis Cabrel, Pierre Flynn, Laurence Jalbert, Gilles Vigneault et Michel Rivard sur cet album qui marque les 20 ans de carrière de Larochelière.

Dom se joint en 2005 à la déjantée bande de Gatineau avec laquelle il enregistrera un album, tournera trois vidéoclips (dont un choisi comme Buzzclip à MusiquePlus) et part en tournée en France. Gatineau remporte le Félix de l’album de l’année – catégorie hip hop  –  au 30e Gala de l’Adisq en 2008. C’est la consécration, tout juste avant que Dom Hamel ne quitte Gatineau pour se consacrer à temps plein à Orange Orange.

L’Orange de Montréal en passant par Gatineau...

Gatineau a été un terrain de jeu fertile qui a permis une première collaboration entre les deux futures oranges. Pas la ville, mais la formation hip hop dont Dom a fait partie de 2005 à 2008. «Pendant la préparation de l’album de Gatineau, avec Séba nous étions à la recherche d’une chanteuse avec une voix pouvant aller dans les styles Motown, gospel et soul. Nous voulions monter une chorale pour la chanson The Christ is Right. J’ai pensé à Sabrina que j’avais vue sur scène quelque temps auparavant et qui m’avait vraiment beaucoup impressionné.»

Au paradis, et si Eve avait tendu une orange plutôt qu’une pomme?

C’était presque prédestiné... C’est au Divan Orange, petite salle du boulevard Saint-Laurent qui accueille les artistes de la scène locale, que Sabrina et Dom se rencontrent pour la première fois, par l’intermédiaire d’amis communs qui ont cru bon les présenter. Et musicalement ça a drôlement cliqué. «On partageait tellement les mêmes références musicales, la même envie de faire de la musique notre carrière, qu’on s’est dit qu’il fallait qu’on fasse des projets communs, se rappelle Sabrina. Je lui ai fait entendre et lire mes compositions. Il a fait de même. La collaboration au sein de Gatineau a confirmé notre envie de travailler ensemble.»

C’est toutefois une séance photo qui a scellé l’image et le nom d’Orange Orange. Un ami photographe demande à Sabrina de poser pour son portfolio. Dom arrive avec une guitare et un clavier rétro de couleur... orange. «Quand on a vu les photos par la suite, poursuit Sabrina, on s’est dit, voilà notre nom! On trouvait intéressant de jouer la dichotomie un gars/une fille, un fruit/une couleur. Et puis c’est une couleur vivante, vivifiante qu’on adore tous les deux!»

 
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